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23/11/2020

La Cour d'appel de Bordeaux reconnaît, dans une ordonnance rendue le 17 novembre 2020, le dommage imminent de treize personnes exposées aux rayonnements causés par LINKY et condamne la société ENEDIS à les protéger sous une forte astreinte. Une victoire pour les victimes d'électrohypersensibilité - défendues par Me Arnaud Durand et Me Christophe Lèguevaques, cofondateurs de MySMARTcab.
Une victoire aussi pour tous les consommateurs, car la Justice reconnaît en plus, dans cette même décision, l'absence d’obligation à l'installation du Linky et épingle Enedis sur une fonctionnalité espionne introduite dans le Linky.
Cette double victoire renforce les actions collectives en cours contre la 5G dites "g5raisons.fr" en défense également, entre autres, de victimes des ondes.

Dans sa décision la Cour d'appel de Bordeaux reconnaît que les victimes d’électro-hypersensibilité ont démontré "par la production de certificats médicaux précis et détaillés le dommage imminent constitué par les troubles auxquels elles sont exposées en raison des champs provoqués par le courant porteur en ligne (CPL), par lequel le compteur communique les données qu’il a collectées". La Cour condamne ainsi la société commerciale Enedis à poser "des dispositifs de filtre destinés à protéger ces personnes des champs électromagnétiques générés par la bande CPL associée au compteur Linky", en raison du dommage imminent reconnu par la Cour pour les victimes des ondes ajoutées par Linky dans le foyer.
Par cette condamnation, ces personnes victimes des champs électromagnétiques retrouvent le contrôle de leur exposition au domicile. Dès le stade du référé, procédure rapide avant une action plus longue au fond, la Cour tire en effet les conséquences de la violation du droit constatée à leur égard et condamne Enedis à les protéger, sous un délai de trois mois, sous peine d'une astreinte de 500 euros par jour et par point de livraison.
(D'après le communiqué de 24 Presse)

21/11/2020

Clips et rendez-vous

La pianiste ukrainienne de réputation internationale, Valentina Lisitsa publie le message suivant,sur Facebook, et sur Youtube avec l'enregistrement d'un prélude de Rachmaninoff (traduction approximative):
"C ' est dans le dévouement de tous les souffrants et victimes de l'épidémie de COVID - à ceux qui ont perdu la vie, à ceux qui ont perdu leur famille, à ceux qui ont perdu leur travail, au toit sur la tête, à la nourriture de la table....
Ça a été une année terrible pour nous tous, et ça ne se s’arrête pas. Nos vies reviendront-elles à la normale ? Ou ce sera une ′′ nouvelle normalité ′′ - rues vides, cafés fermés, places vides dans les salles de concert, concerts privés pour quelques privilégiés et ′′ expérience virtuelle ′′ - pour le reste ?
Un musicien, un artiste, un guide touristique - nos compétences, nos talents seront-ils nécessaires ou - comme l'a suggéré un politicien - nous devons chercher de nouveaux emplois ? J ' ai toujours cru que la musique n'était PAS du divertissement, elle avait des pouvoirs de guérison pour ceux qui en ont besoin, pas très différents de la religion. J ' espère avoir raison.
Je vous aime tous ! Nous vaincrons!"

20/11/2020

Un sondage sur l'état d'esprit des Français réalisé dans le cadre d'un partenariat entre l'IFOP et Time Capsule met en évidence les évolutions en cours dans notre société ainsi que quelques indications surprenantes. Cette étude se situe dans le cadre d'une démarche inédite puisqu'il est dit que l'observation se poursuivra sur une période de 30 ans. Portons un regard tout d'abord sur Time Capsule dont le fondateur est Valentin Pringuay. Eclairage de celui-ci:
« La mission de Time Capsule n’est pas seulement d’envoyer un message aux générations à venir, il s’agit de faire front pour imaginer un avenir qui vaille la peine de se battre, puis de passer à l’action », ce sont les mots de Jane Goodall, fondatrice du Jane Goodall Institute, Messagère de la Paix auprès de l’ONU et marraine de Time Capsule. En opposition avec la théorie de l’effondrement, cette initiative souhaite redonner confiance en notre capacité à agir sur le monde pour, ensemble, construire la société que nous voulons voir advenir".
Quant au principaux résultats de l'enquête on retiendra que:
•Sur une échelle de 0 à 10 (10 signifiant que ça va très bien et 0 que ça ne va pas bien du tout), les Français estiment l’état de la société à 4,3.
•70% des français pensent que “c’était mieux avant” et seulement 16% pensent que “cela ira mieux après”.
•67% sont pourtant convaincus de pouvoir participer au changement de la société.
Les questions de la sécurité et du climat figurent parmi les principales préoccupations. Les Français ne s’attendent pas à des lendemains qui chantent. Seulement 16% des personnes interrogées estiment que “ça ira mieux après". Pour plus d’un Français sur deux (53% des répondants), la société ira encore moins bien dans 10 ans.
67% d'entre eux se disent toutefois prêts à participer à un changement en matière d'environnement et de consommation. Il est étonnant que le thème politique soit cité en dernier.
Dans les foyers sans enfant, ils ne sont que 59% à considérer pouvoir agir. Dès que le foyer a un enfant de moins de 15 ans, ce chiffre passe à 77% (+18%), à deux enfants il monte à 79% (20%) et à trois enfants et plus, il grimpe jusqu'à 87%.

18/11/2020

Le Club des villes et territoires cyclables (et les organisations figurant sur l'illustration) signent une tribune collective demandant la levée de la limite d'un kilomètre du domicile pour le motif d'activité physique


Alors que le deuxième confinement pourrait durer plus longtemps que le premier, autorisons aux citoyens un accès responsable à l’activité physique individuelle en extérieur. L’usage du vélo, la marche et le running relèvent de questions de santé publique tant physique que mentale !Personne ne peut contester la gravité de la crise sanitaire que nous traversons. Il serait irresponsable d’appeler à la désobéissance civile ou à un allégement des restrictions pertinentes en termes de réduction des risques.Ainsi, la reprise de l’épidémie nous oblige collectivement à accepter des mesures drastiques pour stopper la propagation du virus, afin de limiter le nombre de victimes et éviter l’implosion de notre système de santé.
Nos organisations sont néanmoins vigilantes à une prise en compte globale de la santé, ce qui comprend nécessairement l’accès à la pratique régulière d’une activité physique, indispensable pour la santé physique et mentale, et qui renforce le système immunitaire. Ainsi, nous tenons à rappeler que l’OMS recommande de continuer l’activité physique durant la pandémie .En ménageant la possibilité d’une activité physique, le décret régissant les règles du second confinement reconnaît cette impérieuse nécessité, en reprenant la même formulation que lors du premier confinement:Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes.Nous constatons néanmoins que cette formulation n’a pas fonctionné correctement lors du premier confinement: on estime en effet que les Français ont pris 2,5 kg de poids en moyenne, et les professionnels ont constaté une dégradation de la santé psychologique en lien direct avec l’enfermement.
Il est désormais établi que la pratique individuelle en extérieur expose peu au virus. Ainsi, une pratique en extérieur présente bien moins de risques qu’en intérieur, et quand elle est individuelle, le risque de contamination devient quasi nul. Ce qu’il faut éviter, ce sont les regroupements denses, a fortiori en intérieur.Nous comprenons la nécessité de limiter autant que possible les sorties, mais uniquement dans le but d’éviter les regroupements. Ainsi, la restriction de distance nous semble totalement contre-productive. En effet, elle entraîne de nombreux effets pervers :
• Le rayon d’un kilomètre rend la pratique peu attractive, voire désagréable, là où il faut au contraire l’encourager, en particulier pour les personnes atteintes de maladies chroniques.
• Par ailleurs, en zone dense, la limite d’un kilomètre favorise les regroupements dans les rares espaces verts. Une levée de la restriction permettrait aux citoyens mobiles de pratiquer ailleurs et ainsi laisser le bénéfice de ces espaces verts de proximité à celles et ceux qui sont moins mobiles.
• Il est établi que l’accès à la nature participe à l’équilibre psychique des individus. Être en mesure de s’exposer à des grandes aires boisées ou enherbées n’est pas toujours possible dans un rayon d’un kilomètre.
• Les forces de l’ordre chargées du contrôle du confinement doivent appliquer des règles simples et incontestables. Les usagers du vélo et des autres modes actifs, particulièrement s’ils ont l’habitude d’être équipés de manière sportive pour se rendre à leur travail ou effectuer leurs courses essentielles pourraient être soupçonnés de mentir sur le motif de leur déplacement afin de s’affranchir de la limite d’un kilomètre.
Ainsi, lors du premier confinement, de nombreux marcheurs, coureurs à pied ou usagers du vélo ont été abusivement verbalisés à cause d’une mauvaise compréhension du décret par les forces de l’ordre (comme confirmé par l’ordonnance du Conseil d’Etat du 30 avril 2020 suite au référé-liberté de la FUB). En effet, les mobilités actives, - usage du vélo, marche et le running dans toutes ses formes - ont la particularité de permettre à la fois une activité physique de qualité et un déplacement efficace, sans risque de contamination.
Pour toutes ces raisons, nous demandons la levée de la limite d’un kilomètre du domicile pour le motif d’activité physique, comme dans les autres pays européens. Nous ne doutons pas que nos concitoyens, soucieux d’éviter la propagation du virus, sauront appliquer intelligemment cette règle et éviter tout regroupement, principal facteur de propagation.

17/11/2020

Cri d'alarme du Conseil du Commerce de France qui demande au Président de la République d'autoriser la réouverture des magasins le 27 novembre. Impératif selon cette instance

« Ouvrir ou nous faire mourir, il faut choisir » c'est le slogan de la campagne en forme de détresse lancée par le Conseil du Commerce de France qui adresse en même temps une lettre ouverte au Président de la République. Cette instance qui regroupe la plupart des fédérations demande impérativement la réouverture des commerces le 27 novembre. Question de vie ou de mort des entreprises selon ce cri d'alarme.
Pour rendre cette réouverture possible, le CDCF et ses fédérations sont prêts à améliorer encore leurs protocoles sanitaires notamment en réduisant la capacité d’accueil en magasin. Et ce alors même qu’aucun cluster n’a pu être constaté dans les commerces depuis le déconfinement. Le CDCF rappelle en outre l’engagement sans faille des commerçants depuis le premier confinement pour faire respecter les règles, pour faire reculer la pandémie et accompagner les priorités de santé publique.
Le CDCF écrit notamment dans sa lettre à M. Macron:
"Nous ne comprenons pas, nous ne comprenons plus la décision que vous avez prise. En revanche, vous devez comprendre, Monsieur le Président que sans une réouverture des commerces c’est la mort certaine de nos commerçants. Ils ont des stocks considérables pour répondre aux besoins des consommateurs en cette période de Noël et sans chiffre d’affaires, ils ne pourront pas les payer. Mis en péril, ils devront fermer leur boutique et licencier leur personnel.
Nous avons besoin d’ouvrir pour commercer. Nous avons aussi besoin de visibilité pour nous organiser. Nous vous demandons une réouverture pour tous, dès le 27 novembre. Autoriser les Français à disposer d’un week-end de plus pour réaliser leurs achats de Noël permettra de diluer les flux à l’approche des fêtes de fin d’année et de sauver une partie de l’activité commerciale. Cette date du 27 novembre n’est pas qu’un symbole: elle est impérative. Ouvrir, ou nous faire mourir, voilà de quoi il en retourne. Voilà l’objet de la campagne digitale que nous lançons..."



Paysud Mag. Responsable: Gilbert Garrouty, journaliste
Contact:info@paysud.com