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10/02/2020

Le CIFOG craint que cette loi conduise le secteur à la catastrophe. Les ventes se sont effondrées de 44% en octobre dernier

Le ton monte du côté de la filière foie gras impactée par les effets pervers de la loi EGalim, qui avait fait suite aux Etats Généraux de l'Alimentation, et qui était censée sécuriser le revenu des agriculteurs. La filière, qui avait lancé un cri d'alarme il y a quelques semaines, appelle cette fois au secours en face de l'inaction gouvernementale. Extrait du communiqué:
"Le Conseil d'Administration de l'Interprofession du foie gras (CIFOG) vient de faire un constat sans appel : sans révision immédiate de la loi Egalim sur l'expérimentation liée à la limitation du volume des promotions à 25 %, leur filière court à la catastrophe.
En effet, les chiffres sont tombés et sont éloquents : -10% de ventes en volume sur l'année et jusqu'à -44% en octobre 2019. Cette mesure ne crée pas de valeur pour leur secteur agricole, mais en détruit, comme l'avait prédit la filière.
Les professionnels en appellent donc au bon sens du Gouvernement.
Resté sourd à ses multiples avertissements, il doit prendre des décisions immédiates : les chiffres montrent le caractère contreproductif et l'ampleur des dégâts causés par une mesure inadaptée à un produit saisonnier et festif tel que le foie gras.
Si le Gouvernement persiste à attendre l'automne prochain pour faire un premier bilan de deux ans d'expérimentation de cet encadrement et prendre sa décision, il sera trop tard pour préserver l'équilibre de la filière palmipèdes à foie gras ! Il y a donc urgence à donner un signal fort avant le 29 février. En effet, cette date correspond à la limite légale de fin des négociations commerciales avec les distributeurs. Par la suite, ces mêmes interlocuteurs figeront, pour toute l'année 2020, leurs plannings d'opérations commerciales dès Mars / Avril.
Le CIFOG appelle donc au déclenchement, en urgence, d'un dispositif de sauvegarde passant par une adaptation immédiate de la loi EGALIM et la fin, pour tous leurs produits de la filière (Foie Gras, Magret, Confits), de la limitation à 25% des volumes vendus sous promotion".

09/02/2020

"Cette réforme des retraites représente un vrai risque de désertification judiciaire de nos territoires » estime Carole Delga après une rencontre avec les bâtonniers d'Occitanie

Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, qui a cosigné une tribune de Bernard Cazeneuve demandant la suspension de la réforme des retraites, parue dans de Huffington Post affiche sa solidarité avec les avocats très mobilisés sur le sujet.
Carole Delga, a reçu les 12 bâtonniers du territoire régional : Rémy Lévy, bâtonnier de la Cour d'Appel de Montpellier, Manuel Furet, bâtonnier de la Cour d'Appel de Toulouse, Jean-Marie Chabaud, bâtonnier de la Cour d'Appel de Nîmes, Stéphane Fabbri, bâtonnier de Foix, Arnaud Bousquet, bâtonnier de Castres, Claire Sadoul, bâtonnier d'Alès, Frédéric Bassompierre, bâtonnier de Carpentras, Laure Brunel, bâtonnier de Rodez, Céline Colombo-Bruez, bâtonnier de Carcassonne, Bernadette Llados-Herail, bâtonnier de Béziers, Raymond Escale, bâtonnier de Perpignan et Charles-Etienne Sanconie, bâtonnier de Narbonne.

« Je souhaitais avoir un échange avec les bâtonniers pour mieux cerner les enjeux de la réforme des retraites pour les avocats et pour les habitants. Nous sommes face à une crise grave de l'égalité d'accès au droit pour chacun d'entre nous. Il y a un risque d'injustice patent pour les justiciables, et une injustice réelle pour les professionnels. Je tiens à soutenir pleinement les avocats dans leurs revendications, d'autant qu'ils sont forces de proposition. Je tiens à une réforme des retraites qui soit juste, qui ne laisse personne au bord de la route, ni aujourd'hui, ni en 2029. », a déclaré Carole Delga à l'occasion de cette rencontre.
Les bâtonniers ont pu faire la lumière sur les modalités de la réforme proposée par le gouvernement et leurs implications pour les professionnels, mais aussi et surtout pour les justiciables.
" La mobilisation des avocats n'a jamais connu une telle ampleur en France. Cette réforme est injuste et toxique pour notre profession. Les « petits » vont disparaître. Ce sont ceux qui gagnent le moins, qui paieront le plus, ceux qui bien souvent assument l'aide juridictionnelle... Le parcours des Français pour obtenir une décision de justice va devenir un parcours du combattant. Cette bataille, c'est celle de l'accès au droit. » a souligné Rémy Levy, bâtonnier de la Cour d'appel de Montpellier.
Manuel Furet, bâtonnier de Toulouse, a de son côté rappelé la récente décision du Conseil d'Etat : « Ce n'est plus nous qui disons seuls que cette réforme est injuste, c'est le Conseil d'Etat. Cette instance nationale qui ne peut être soupçonnée de partialité. Il dénonce une réforme qui rompt les principes d'égalité et d'universalité... »
Plusieurs bâtonniers présents ont insisté sur l'engagement que représente la profession d'avocat : « Nous nous donnons aux habitants, nous ne sommes pas des mercantiles : nous servons les intérêts des citoyens. »
(D'après le communiqué)

04/02/2020

Ceva Santé Animale vient d'annoncer la recomposition de son tour de table. Des investisseurs internationaux de premier plan rejoignent les partenaires historiques de Ceva pour rentrer dans son capital aux côtés du management afin d'assurer la poursuite du développement du groupe tout en gardant son indépendance.
Le management, dirigé par le Dr Marc Prikazsky, renforce sa position d'actionnaire majoritaire de référence, soutenu par un noyau de fidèles investisseurs, "les amis de Ceva", garantissant ainsi un actionnariat stable du groupe.

Les 4 nouveaux investisseurs sont :
-Téthys Invest (France), la holding d'investissement de la famille Bettencourt-Meyers, créée afin de réaliser des investissements directs de long terme dans des projets entrepreneuriaux, en particulier dans les secteurs de la santé et de l'éducation,
-PSP (Canada), l'un des plus importants gestionnaires de fonds pour les régimes de pension du Canada, qui a plusieurs investissements européens dans le secteur de la santé,
-Mitsui (Japon), qui contribue à l'amélioration de l'accès à l'innovation dans le secteur agricole,
-Klocke Gruppe (Allemagne), dont Ceva a acquis l'activité santé animale IDT en 2019.
Ils rejoignent des actionnaires français, "Amis de Ceva" de longue date, qui réinvestissent dans ce 5e tour de table, notamment Sofiproteol et Merieux Equity Partners.
Les investisseurs historiques minoritaires ont tous souhaité reconduire une partie importante de leur investissement, manifestant ainsi leur confiance dans l'avenir de Ceva. La société d'investissement internationale d'origine Singapourienne, Temasek mène ce groupe de partenaires, accompagné des français, EMZ et Sagard, et du fonds d'investissement chinois, HOPU Investments. Continental Grain Company rejoint également ce tour de table, apportant son expertise et son réseau dans l'agroalimentaire, notamment en Amérique du Nord.
Au cours des 20 dernières années, Ceva Santé Animale, a réalisé une croissance soutenue dépassant les 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires, ce qui positionne désormais le groupe dans le top 5 mondial des laboratoires vétérinaires.
Le management, devenu actionnaire majoritaire en 2007, n'a, depuis lors, cessé de renforcer son actionnariat, grâce aux performances exceptionnelles de l'entreprise et au soutien de ses partenaires Amis et financiers.
Le groupe vétérinaire s'appuiera sur les partenaires de ce nouveau tour de table pour réaliser ses objectifs financiers pour 2025, et préserver son indépendance.
Le Dr Marc Prikazsky, PDG de Ceva Santé Animale, se réjouit de cette nouvelle configuration actionnariale : « Pour cette nouvelle phase de notre développement, nous sommes convaincus d'avoir désormais avec nous les meilleurs partenaires possibles pour poursuivre notre formidable aventure. Nous remercions aussi nos conseils et leurs équipes pour leur soutien, notamment Isabelle Xoual (Lazard), David Aknin (Weil, Gotshal & Manges) et Hervé Couffin (Callisto).»
(D'après le communiqué)







30/01/2020

Bernard Magrez a reversé pour l'année 2019 et cette nouvelle année 2020, une dotation de près de 400 K€ à la Fondation d'entreprises Bergonié, qui a pour mission de soutenir l'Institut Bergonié, pôle d'excellence de recherche et de soin en cancérologie dans le grand Sud-Ouest. Avec cette dotation, Bernard Magrez finance l'intégralité d'un projet de soins dans le mécénat médical dans le domaine de l'intelligence artificielle et rappelle l'importance du rôle des entreprises dans le soutien à la recherche.
Bernard Magrez a réitéré son soutien à la Fondation en remettant une dotation de 395 000 euros lors d'une soirée caritative qui a rassemblé une centaine de médecins, mécènes et partenaires de la Fondation au Château Pape Clément à Pessac, en présence de Patrick Bernard, président de la Fondation d'entreprises Bergonié et du professeur François-Xavier Mahon, directeur général de l'Institut Bergonié. Cette soirée a été marquée par une visite du Château Pape Clément suivie d'une conférence sur le sujet de l'intelligence artificielle des anatomopathologistes Gaëtan Mac Grogan et Jean-Michel Coindre. Par ailleurs les convives ont pu profiter d'un concert de musique classique donné par Nicolas Dautricourt avec le Stradivarius « Château Pape Clément » de 1713 accompagné au piano par Laure Favre Kahn.
La Fondation Bergonié mobilise les entreprises de la région Nouvelle-Aquitaine et regroupe aujourd'hui une cinquantaine d'entreprises, issues de tous secteurs, qui participent au financement de la recherche menée à l'Institut Bergonié, Pôle Régional d'excellence en Cancérologie. Les dotations sont attribuées à des projets de recherche ciblés et à l'acquisition de matériel technologique innovant afin d'améliorer les traitements et la prise en charge des patients atteints du cancer.
« La contribution des entreprises est essentielle pour faire avancer la recherche qui nécessite des financements conséquents. J'encourage chaque entreprise à faire un pas vers le mécénat, afin d'accroître la mobilisation ! » souligne Bernard Magrez.

30/01/2020

C'est un monument de l'art lyrique, ce Requiem de Mozart, qui plus est chargé d'histoire, que va proposer le 18 février, à Bordeaux, Eglise Notre Dame, Polifonia Eliane Lavail, avec la contribution de Salvatore Caputo, chef de choeur de l'Opéra de Bordeaux. Il s'agira de la version pour quatre mains et deux pianos de Czerny. "Czerny, nous explique Polifonia, a réalisé une réduction pour piano à quatre mains choeur mixte et solistes (soprano, alto, ténor et basse). Seule la partie orchestrale est réduite en version piano mais les parties de voix (choeur et solistes) sont identiques. L’âme du Requiem est donc conservée, en mettant en avant tout le travail des voix pour lui conférer sa force,ses couleurs, et ce « je ne sais quoi » qui en fait une des oeuvres les plus jouées au monde".
Et à propos du Requiem de Mozart que ce dernier ne put achever avant sa mort: "Parler du Requiem de Mozart n’est pas tout à fait exact. À sa mort, seules deux parties sont (quasiment) achevées :l’Introït et le Kyrie. Le reste demeure à l’état d’ébauche, avec seulement les voix et quelques indications. Le fameux Lacrimosa, qui suscite tant d’admiration, est en réalité extrêmement lacunaire, et s’interrompt au bout de huit mesures seulement. On raconte que lors de la répétition qui eut lieu la veille de sa mort, Mozart, arrivé à la 8e mesure du Lacrimosa, fondit en larmes, devinant qu’il s’agissait là des dernières lignes de musique qu’il écrivait.
Süssmayr, l’élève de Mozart a véritablement achevé le Requiem car son style d’écriture est très proche de celui de son maître. Mais il n’a pas son génie. Pour achever l’oeuvre, il s’inspire en grande partie des fragments laissés par Mozart et de certaines de ses oeuvres de jeunesse. Pour la fin, Süssmayer choisit de reprendre le début du Requiem - par peur peut-être de trahir son maître ou de le réveiller d’entre les morts en concluant sa messe à sa place.
"

  • La distribution:
Salvatore Caputo, direction
Ensemble Vocal d'Aquitaine Eliane Lavail
Camille Souquère (une ancienne de la Jeune Académie Vocale d’Aquitaine de Marie Chavanel) et Amandine Portelli (une jeune pousse très prometteuse du Choeur de Filles d’Alexis Duffaure) solistes féminines
Olivier Bekretaoui et Loîck Cassin , deux valeurs sûres de l'Opéra de Bordeaux
Pianistes: Xinhui Wang et Rodolphe Lospied
  • Le concert:
Mardi 18 février 2020, à 20h30, Eglise Notre Dame, 4 rue Mably, à Bordeaux.
POLIFONIA



Paysud Mag. Responsable: Gilbert Garrouty, journaliste
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