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18/08/2019

Une tribune de Pierre Albrieux président de la Fédération de la Distribution automatique. Extraits

"La fin du plastique, est-ce vraiment fantastique? En ce mois d’août, alors que nombre de Français sirotent leur boisson préférée sous le soleil, souvent avec une paille, ladite paille élargit sa visibilité et son actualité. Une grande enseigne de restauration rapide mondiale vient de reconnaître que son expérimentation outre-manche consistant à mettre fin aux pailles plastiques pour les remplacer par des pailles en papier n’est pas concluante, loin s’en faut. Les pailles en papier, trop épaisses, ne sont en effet pas recyclables, contrairement aux pailles plastique; elles terminent donc incinérées, avec la majeure partie des autres déchets non recyclables.
Si le secteur de la distribution, qui regroupe des fabricants de matériel, des fabricants de produits alimentaires et des gestionnaires, exploitants de distributeurs automatiques, semble, à ce stade, disposer d’un délai supplémentaire, fixé en juillet 2021,pour mettre en place cette suppression, ce délai, et le fait d’assimiler le gobelet du distributeur automatique au gobelet de pic-nic que tout un chacun peut acheter en supermarché,est une erreur qui pourrait condamner la profession.En effet, le gobelet du distributeur, né avec la machine et le métier dans les années 1950, n’est précisément pas né avec eux par hasard. Il est étroitement lié au métier, à ses spécificités, à la nécessité de délivrer une prestation mécanisée. Ce n’est, du reste, pas un hasard si, contrairement à d’autres contenants, dans d’autres professions (contenants de repas dans le secteur de la restauration collective, par exemple), ce gobelet n’a jamais été substitué. A date, en effet, il n’existe pas, pour le métier de la distribution automatique, d’alternative réelle, crédible, mécanisable, stockable, et recyclable (!) dans les mêmes conditions que le gobelet plastique. Ce dernier est conçu techniquement pour être rigide, pour ne pas se déformer au stockage, pour «tomber» quand on donne l’ordre au distributeur de servir une boisson chaude. Concrètement, il serait impossible demain d’insérer un gobelet plastique classique, acheté en grandes surfaces, dans un distributeur: ce dernier tomberait de suite en panne. C’est précisément la raison pour laquelle ils ne sont pas substituables, pas plus dans la loi que dans les faits. En l’assimilant au gobelet «domestique», le législateur commet donc une série d’erreurs. La première est de considérer qu’il serait facile, pour les gestionnaires, de le substituer. C’est une erreur grave, car elle a potentiellement des impacts économiques conséquents, pour les entreprises comme pour les Français. Là où le gobelet plastique coûte 1c d’euro à l’achat, les «alternatives» évoquées coûtent 3 à 5 fois plus cher, et ne sont pas, à date, considérées comme permettant le fonctionnement du distributeur automatique. Deux conséquences donc: comment les exploitants vont-ils pouvoir préserver leur chiffre d’affaire, qui se calcule en centimes d’euros? Comment vont-ils pouvoir poursuivre leur activité?

  • 150 000 emplois non délocalisables
Pour mémoire, la distribution automatique, en France, ce sont 1000 entreprises, au cœur des territoires, qui font souvent vivre des couples, des familles. Ce sont 150 000 emplois non délocalisables de proximité,et 40000 emplois indirects. Ce sont, aussi, des prix fixés par contrat, qui ne peuvent donc être augmentés à la petite semaine. Si nous devons, demain, augmenter le coût du café au distributeur, qui, alors en paiera le prix? Les Français. Près de 600000 distributeurs sont en activité aujourd’hui en France, dont 70% en entreprise. Qu’est-ce à dire? Que nous allons devoir toucher au pouvoir d’achat des Français au travail. Au pouvoir d’achat des Français qui travaillent. Une perspective qui n’augure pas de belles perspectives, pour notre profession. Seconde erreur: considérer qu’en finir avec le plastique serait, comme le dit la chanson, fantastique.
  • Personne ne sait recycler le carton...
Mais qui sait aujourd’hui comment recycler le gobelet carton? Personne, car pour être étanche aux boissons chaudes, il doit nécessairement comprendre une couche de...plastique. Ce gobelet sera-t-il donc également interdit à terme? Notre profession doit le savoir, et disposer d’une visibilité pour garantir la survie de son activité. Que le lecteur estival ne s’y trompe pas: nous ne sommes pas des défenseurs du plastique. Nous n’avons aucun lien, de près ou de loin, avec son industrie. Nous sommes des chefs d’entreprise, à la tête de TPE, de PME, familiales souvent. Nous sommes mères et pères de familles. Nous voulons le meilleur pour nos enfants, pour la planète. Nous sommes prêts à nous engager, à agir, à incarner un leadership durable, de proximité. Nous ne demandons même pas mieux. Mais pour cela, il est nécessaire, indispensable, que le Gouvernement nous donne des réponses qui prennent en compte les spécificités de notre secteur. Qu’il ne nous assimile pas au consommateur irresponsable qui pollue la Méditerranée. Car même s’il optait pour le gobelet carton avec une fine pellicule plastique, les industriels ne pourraient pas, d’ici à juillet 2021, fabriquer suffisamment de gobelets pour fournir le marché, donc pour nous permettre, concrètement, de travailler. Nous ne demandons rien d’autre que d’agir. Encore faut-il ne pas mener une guerre éclair qui conduirait à supprimer des milliers d’emplois, en polluant plus.
Pierre Albrieux, président de NAVSA, la Fédération de la Distribution automatique

22/07/2019

likibu locations tarifs vacances

Le soleil, l'eau et le logement n'ont pas partout la même valeur. Le site comparateur de prix des logements de vacances likibu.com nous communique son baromètre 2019 qui confirme les différences mais aussi d'une façon générale que les hébergements de vacances coûtent cher, même si les tarifs sont relativement stables. L'étude qui prend en compte une base de 500 000 logements fait cependant ressortir des écarts importants en fonction de la cote des stations balnéaires, et indique les destinations adaptées aux budgets.
Si la location d'une maison ("classique" et pas villa) coûte 4200€ la semaine à Saint-Tropez, un budget plus modeste suffit pour se rendre sur la côte Atlantique Sud-Ouest, comme à Soustons et à Seignosse, où le prix de la semaine en appartement reviendra à 525€ en moyenne.... Voici un extrait des graphiques du baromètre Likibu

22/07/2019

La mairie de Bordeaux indique que Sandra Patron vient d’être nommée par Nicolas Florian maire, , à la direction du CAPC musée d’art contemporain. Directrice du Musée régional d'art contemporain de Sérignan dans l'Hérault depuis 2014, elle prendra ses fonctions le 16 septembre 2019.
Depuis 2018, un travail de fond, piloté par la Direction Générale des affaires culturelles de la Ville de Bordeaux, a permis de réaffirmer les priorités du CAPC, lieu de création en matière d’art contemporain, dont la fréquentation est en hausse de 18% depuis un an :

- articuler le lieu autour d’une vision du monde et d’une pensée critique reflétant son temps et l’époque dans laquelle les programmations s’inscrivent ;
- affirmer la présence d’artistes vivants au centre du projet et développer les créations in situ réalisées dans la nef du musée ;
- programmer des typologies d’expositions portant un regard sur l’époque, monographiques ou collectives, proposant une hétérogénéité harmonieuse et accompagnée d’une programmation culturelle de manière à diversifier également les publics ;
- poursuivre l’approche décloisonnée de la création, qui dépasse le champ des arts visuels et qui fait partie de l’ADN du lieu depuis qu’il a été fondé ;
- soutenir la jeune création et la création émergente.

Sandra Patron dirige le Mrac Musée Régional d'Art Contemporain Occitanie depuis septembre 2014, où elle mène un projet d’extension ambitieux incluant de nouveaux espaces d’expositions, de nouvelles réserves et un dépôt conséquent du Cnap Centre national des arts plastiques. A la tête du musée, elle soutient entre autres le travail de Lubaina Himid, Simon Starling, Lourdes Castro, Bruno Peinado, Ulla Von Brandenburg ou Pierre Leguillon. De 2013 à 2016, elle est membre de la commission d’acquisition du Cnap et en 2018, elle est membre du comité de sélection du Pavillon Français de la Biennale de Venise 2019 (Artiste Laure Prouvost). Sandra Patron est Chevalier des Arts et des Lettres.

11/07/2019

bio chauffage décision plastique serres tomate

C'était un point de friction entre les agriculteurs bios que l'on pourrait qualifier d'idéalistes ou de puristes, et les autres, ceux qui entendaient appliquer un peu de modernité afin d'assurer, ou d'allonger la période de production, et plus précisément, produire une tomate bio de printemps afin de faire un peu contre poids à l'importation massive (78% des tomates bios sont importées à de moment-là). Mais les premiers, soutenus par toute le mouvement écologique, et un temps par le ministre de l'agriculture lui-même, considéraient que le chauffage des serres en agriculture biologique est un contre-sens avec bilan carbone négatif, et que l'on doit se satisfaire de la saisonnalité des productions. Une pétition de la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique) allant en ce sens a recueilli de nombreuses signatures.
C'est le Comité National de l'Agriculture Biologique qui avait à trancher ce jour. Il l'a fait avec la participation du ministre Didier Guillaume, ce qui a abouti à une décision très "en même temps": le chauffage des serres est autorisé, mais il n'y aura pas de commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril de fruits et légumes bios produits en France. La décision semble donc vouloir ménager la chèvre et le chou, mais elle n'en paraît pas moins étonnante. Si on prend le cas de la tomate, il sera seulement possible de chauffer pour l'amener du stade de la germination à celui ce la production, et si l'on comprend bien, le chauffage ne pourra intervenir sur des plantations susceptibles de produire en hiver. Ceci laisse donc largement la place aux tomates bios ou non, chauffées ou non, venues de Hollande ou d'Almeria. A moins que certains préfèrent se passer du label bio. Ce débat à propos du chauffage éventuel des serres en bio est curieux. Le simple recours à une serre et au plastique ne fausse-t-il pas en soi la naturalité comme la saisonnalité des récoltes?
Reste aussi à voir la question de l'énergie utilisée en cas de chauffage. Géothermie, utilisation du biogaz, du solaire, ne seraient-ils pas compatibles avec le bio? Le ministre a indiqué qu'à partir de 2025 seul le recours aux énergies renouvelables serait autorisées dans le chauffage des serres.
G.G.

09/07/2019

aquitaine creation fibois interprofession nouvelle

La FIBOIS Nouvelle-Aqui taine l'interprofession régionale de la filière forêt, bois, papier vient de naître.
Les interprofessions « historiques » de la filière forêt bois papier présentes en Aquitaine (Interbois-Périgord et Interpro Forêt Bois 64), Limousin (BoisLim), et Poitou-Charentes (Futurobois) ont signé le 26 juin 2019 à Bruges (33), l'acte de fusion de la nouvelle structure interprofessionnelle : FIBOIS Nouvelle-Aquitaine. Une association qui s'appuie sur cinq implantations - Niort , Pau, Périgueux, Tulle et la nouvelle antenne de Bordeaux métropole - dotée de 14 permanents au service des 436 adhérents et de la filière. Impliquées depuis 2016 dans cette démarche et à l'issue de leurs assemblées générales respectives, les anciennes structures ont scellé, lors de l'assemblée générale extraordinaire, leur engagement dans le processus de fusion qui aboutira au 1er janvier 2020.
FIBOIS Nouvelle-Aquitaine entend fédérer tous les acteurs de la filière, du propriétaire forestier au constructeur bois en passant par le scieur, l'architecte, etc. Reconnue par l'Etat et la Région comme la structure interprofessionnelle régionale référente pour la filière, FIBOIS Nouvelle-Aquitaine est membre de France Bois Régions et travaille à ce titre en réseau avec ses homologues de toute la France. Dotée d'un budget de 1 million d'€ et d'une équipe de 14 professionnels, complémentaires et situés dans les départements, au plus près des adhérents, FIBOIS Nouvelle-Aquitaine entend rappeler que la filière Forêt Bois Papier est prometteuse : 2ème employeur dans la Région avec 28 300 entreprises et 56 300 salariés, elle continue à créer des emplois, y compris en zones rurales.
Une première assemblée générale constitutive s'était tenue le 18 février dernier et avait élu un bureau composé de 6 membres: président : Christian Ribes (Groupe Bois & Dérivés - 19 & 24) ; vice-président / trésorier : Alban Petiteaux (Oenowood International - 16) ; vice-président / secrétaire : Michel Castan (URCOFOR - 64) ; vice-président : Bernard Marès (Sarl B. Marès - 24) ; vice-président : Stéphane Corée (Comptoir des Bois de Brive - 19) ; vice-président : Pierre Marsan (Marsan Architecture - 64).

Paysud Mag. Responsable: Gilbert Garrouty, journaliste
Contact:info@paysud.com